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2021-01-29T10:35:38+01:00

La genèse selon le pithécanthrope

Publié par divagations-et-balades

          Assis devant sa caverne, songeait le pithécanthrope.

Wikipedia

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          Depuis quelque temps, deux questions taraudaient son âme sub-humaine :

     * D'où vient ce monde qui m'entoure ?

     * Et son inévitable corollaire : Et moi ?

          La philosophie venait de naître, mais évidemment, il ne le savait pas.

          Il ne savait pas non plus que ces questions allaient s'enchaîner pendant des millénaires et que, tout aussi inévitablement, devant la splendeur d'un matin du monde, se poserait un jour la question du :

                                        Qui a fait ça ?

La genèse selon le pithécanthrope

                              Mais ceci est une autre histoire

          En attendant, le pithécanthrope songeait, et comme il n'avait pas encore levé les yeux vers le ciel, il cherchait sa réponse dans cette forêt où il vivait, dans ces grands arbres dont il avait, depuis peu, quitté les branches, et dans cette montagne qui bouchait son horizon et limitait son univers.

          Assis devant sa caverne, il réfléchissait, silencieux, quand soudain, la terre sous lui se mit à trembler et, un souffle puissant réveilla la montagne qui se mit à vomir des pierres et du feu.

          Sa horde, qui dormait dans la caverne, surgit, terrorisée par cette colère incandescente.

La genèse selon le pithécanthrope

          Et le pithécanthrope comprit. La réponse était là. Un volcan géant, quelque part, dans une fulgurante fureur, avait craché une énorme pierre sur laquelle, le soleil et la pluie, avaient fait pousser la forêt.

          Oui mais.......et moi se dit-il ?

          Le pauvre pithécanthrope n'eut jamais la réponse.

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2021-01-24T17:50:47+01:00

La tentation de l'arbre

Publié par divagations-et-balades

          Y a t-il maintenant chez les humains la tentation inconsciente d' un retour aux origines et à la remontée dans l'arbre ?

          Serait-ce le triomphe posthume de l'oncle Vania, pithécanthrope écolo, pour qui le progrès était une menace et qui s'enfuyait en criant :

                                  BACK TO THE TREES !

dans ce petit livre désopilant de Roy Lewis, paru pour la première fois en mille neuf cent soixante, et traduit en France en mille neuf cent quatre vingt dix :

La tentation de l'arbre

          Je viens de le relire avec le même plaisir que la première fois..........il y a trente et un an. Waou ! que le temps, et la vie, passent vite !

          L'oncle Vania, frère d' Edouard, celui qui a fini dans le tube digestif de son fils, s'en tenait farouchement à sa vie de singe arboricole, son existence réduite à sa biologie, c'est-à-dire à sa propre caricature.

          Edouard était en quête permanente, inventif, audacieux, vivant selon le principe que bien des millénaires plus tard, Elisabeth de Belgique ferait sien :

            " La vie serait sans sel si elle était sans risque " 

          La grande aspiration d' Edouard était " devenir humain ", et il s'y employa toute sa vie. C'est lui qui domestiqua le feu grâce à quoi on ne mangea plus les serpents tout cru, entre autres, mais, pour son malheur, il inventa l'arc et la flèche, signant ainsi sa perte.

          La peur s'installa dans la horde, cette arme allait amener le malheur, pourtant, hypocritement, le fils parricide en garda secrètement le plan de fabrication.

          Et malgré tout, l'évolution fit son oeuvre et arriva jusqu'à nous.

La tentation de l'arbre

          Edouard triompha pendant de nombreux millénaires..........mais aujourd'hui.......je ne suis pas sûre que l'esprit d'oncle Vania ne prenne une revanche éclatante.

          Aujourd'hui, une peur savamment orchestrée et entretenue, a fait oublier aux humains qu'ils étaient autre chose qu'un simple assemblage biologique qui refuse de vivre par peur de mourir.

          Coupé de tout ce qui faisait sa vie, la vie, il n'a plus qu'une idée en tête : sa survie biologique. Mais la mort n'a t-elle pas toujours été au bout de la vie ? Qui donne la vie donne la mort, disait-on dans la sagesse antique.

          Et si l'homme n'y prend pas garde, c'est sa civilisation qu'il va oublier. Déjà, il en a évacué les bases spirituelles, les bases culturelles sont en train de s'effacer devant une inculture galopante et une bêtise tellement confondante que l'on croit à une blague, surtout devant certaines revendications féministes qui réclament que l'on dise " awomen " parce que l'on dit " amen " ignorant que ce n'est pas un mot anglais mais un mot hébreu signifiant " ainsi soit-il ".

          Et cette bêtise se retrouve dans tous les domaines. A l'école primaire, j'avais appris que la forêt amazonienne était le poumon de la planète, mais on en a détruit des hectares entiers pour cultiver du soja....tout en se plaignant du changement climatique. Incohérence.

          Incohérence aussi, ici, en Gironde, où un projet, contre lequel on se bat, exige de raser mille hectares de forêt de pins pour installer des panneaux solaires non polluants. Mais...les arbres absorbent le gaz carbonique et rejettent de l'oxygène, et ils avaient été plantés pour assécher des marais et éradiquer la malaria qui sévissait jusqu'au XIXème siècle. Reviendra t-elle ? Pour le plus grand plaisir des labos qui fabriquent des dérivés de la quinine.

          Malheureusement, on pourrait établir une longue liste de faits similaires, aussi je vais arrêter là, mais l'espèce de régression qui s'installe insidieusement, nous fera t-elle bientôt entendre ce cri :

                               BACK TO THE TREES !

 

La tentation de l'arbre

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2021-01-17T13:44:43+01:00

Le "11", nombre abominable ?

Publié par divagations-et-balades

          Mais qu'a donc fait ce nombre, pour que, tout au long de l'histoire, on l'affuble d'épithètes tels que : fatal, funeste, abominable ?

          Est-il vraiment néfaste ? A t-on raison d'en avoir peur ?

          Depuis la nuit des temps, il fait frissonner ceux qui se penchent sur lui.

          Déjà, environ six cents ans avant notre ère, Lao tseu, dans son livre Dao De Jing, écrit sur tiges de bambou, trouve au "11" une connotation négative en mentionnant à son sujet la vision du vide.

Wikipedia

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          L'oracle chinois Yi Jing, datant du premier millénaire avent J.C., le plus ancien texte chinois, décrit les états du monde et leurs évolutions. Sa structure mathématique apparut aux yeux de Leibniz, comme le précurseur de l'arithmétique binaire.

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          Mais c'était avant tout un oracle et, au sujet du "11", les pronostics étaient très négatifs.

          Dans la Kabbale, le nombre "11" symbolise des forces occultes dangereuses, les conflits et même le martyre.

livre personnel

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          Saint Augustin lui-même pensait que ce nombre était néfaste.

          La tradition européenne en fait un nombre de mort, et Carl Jung, père de la notion d'inconscient collectif, voit en lui un violent processus de transformation.

          Alors ? Maudit le nombre "11" ? Voyons ça :

     * Le 11 septembre 2001 à New York, les tours jumelles furent détruites au cours d'un attentat terroriste qui engendra la stupeur.

Le "11", nombre abominable ?

          Le Pentagone fut endommagé au cours du même attentat. Sa construction avait commencé le.....11 septembre 1941.

     * Le 11 septembre 1973 eut lieu le coup d'état qui mettait fin à la démocratie au Chili.

     * Le 11 mars 2004 eut lieu à Madrid, l'attentat terroriste de la gare Atocha, qui fit près de deux cents morts et plus de mille cinq cents blessés.

          De quoi réfléchir non ?

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2021-01-12T15:24:25+01:00

Le délire du mardi : Vaccin : la recette

Publié par divagations-et-balades

          A cette heure fantomatique qui précède le réveil, les pensées sont encore en roue libre, et ce matin, quel génie a frappé à la porte de ma boite à idées pour me donner la recette du vaccin contre ce virus qui nous ennuie depuis trop longtemps ?

          Qu'importe, mais je me suis levée en vitesse pour aller tout noter avant d'oublier.

          Voici donc la recette du génie :

     * D'abord, on prend un pangolin, puisque celui-ci est à l'origine de cette maladie.

Le délire du mardi : Vaccin : la recette

     * On le tue.

     * On le badigeonne à l'alcool à 90

     * Il faut maintenant le déshydrater. Il suffit d'un appareil à faire le vide. On place l'embout sur un orifice naturel de l'animal et on pousse le bouton de mise en marche.

     * Quand le pangolin est complètement déshydraté, il s'effondre sur lui-même. Il faut alors le piler au mortier, dans la baignoire par exemple, jusqu'à obtention d'une poudre homogène.

     * Il suffit alors de diluer cette poudre dans de l'eau stérilisée et......

                                        BINGO !

                LE VACCIN EST PRET

     * Il ne reste plus qu'à l'injecter.

Le délire du mardi : Vaccin : la recette

    * Voilà, c'est fait.

Le délire du mardi : Vaccin : la recette

          Il me vient une pensée de Chamfort :

               " Seules les plaisanteries doivent se faire avec le plus grand sérieux "

NB : Pour le Nobel, on peut me joindre à cette adresse.

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2021-01-09T15:11:55+01:00

Le petit-fils de You

Publié par divagations-et-balades

          Vous en souvenez-vous ? You le phoque était venu des mers glacées du nord sur notre côte ensoleillée, pour se baigner dans l' eau tiède (l'été), de notre océan, batifoler dans l'eau avec les humains, et faire des petites siestes sur la douceur dorée du sable de nos plages. (cf You le phoque).

          

photo Sud-Ouest

photo Sud-Ouest

          Il était encore dans son âge tendre, aimait l'aventure et, s'était pris d'affection pour les humains. Seulement, dans la fougue de sa jeunesse, il en avait, involontairement, mordu quelques-uns. Alors, on s'était arrangé pour le renvoyer dans ses eaux natales.

          Mais You nous aimait et avait la nostalgie des eaux vertes et bleues de notre océan.

Le petit-fils de You

          Alors, il était revenu, et une fois de plus avait dû repartir, et..........on ne l'avait plus revu.

          Nous a t-il oubliés ? A sa seconde visite, You était devenu un adulte; maintenant, il doit être un grand-père.

          Je l'imagine, au coin d'un rocher, racontant ses exploits de jeunesse à son petit-fils. Peut-être lui parle t-il des humains du Sud-Ouest avec qui il aimait jouer dans l'eau ? Peut-être lui parle t-il du soleil de septembre qui éclaboussait nos rivages de lumière d'argent, et de la douceur du sable ?

Le petit-fils de You

          Alors, il a dû allumer dans les yeux de l'enfant-phoque qui l'écoutait, la petite flamme qui trahit l'esprit d'aventure, et celui-ci, téméraire, a pris à son tour la longue route du sud qui l'a amené chez nous.

          Car oui, il est là le petit-fils de You. Des promeneurs l'ont trouvé, gisant sur le sable de la plage de Lacanau. Blessé, et tentant d'aller vers eux, comme pour demander du secours.

photo Sud-Ouest

photo Sud-Ouest

          Encore bébé-phoque, il a fait de mauvaises rencontres, car il porte sur son dos des traces de morsures dont il n'a pas su se défendre.

          Alors, on l'a emmené à la clinique des animaux marins. Il va être bien soigné, et ensuite......on le ramènera chez lui, là-bas, dans les eaux grises du nord.

          Et qui sait ? Peut-être reviendra t-il comme avait su le faire son grand-père ?

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2021-01-05T18:24:02+01:00

Impertinence

Publié par divagations-et-balades

          Une année, je ne sais plus laquelle de ma vie américaine, j'avais (bêtement) décidé d'aller faire un tour au Canada. J'y suis restée à peu prés quarante cinq heures. J'explique :

          Je logeais à New York, nous étions en janvier, mois où il fait très froid. Et, quand en plus, le blizzard se met de la partie.......Alors, le vendredi soir, je prenais un vol de nuit,(moins cher), et je filais soit à Los Angeles, (surtout quand les Girondins y sont allés disputer la coupe du Pacifique), soit à Miami, le plus souvent car il y faisait plus chaud, et j'y avais rendez-vous avec les pélicans qui m'ont toujours amusée de parader sur des piquets. 

Impertinence

          Après le week-end passé à lézarder sur la plage de Surfside, sous un soleil qui chauffait l'air à trente deux degrés C, il fallait bien le lundi matin, reprendre un vol pour New York.

          Or, un matin, qu'est-ce qui m'a pris ? Au lieu de prendre le vol habituel, j'ai pris, encore sur un coup de tête, un avion pour Montréal, où je devais atterrir cinq heures plus tard.......au milieu des congères de neige et par une température de moins vingt deux degrés C.

          Je demandais au chauffeur de taxi de me conduire dans un bon hôtel du centre ville. Il me déposa devant le Ritz Carlton sur Sherbrooke avenue......où, à peine dans ma chambre, ayant vu la glace entre les double vitrages, je redescendis à la réception demander que l'on me réserve une place dans le prochain vol pour New York, où il ne faisait que moins quatorze degrés.

          Chose faite par une réceptionniste un peu vexée, qui avait un tel accent québécois, que je lui demandais de me parler plutôt en anglais qu'en français.

          Etait-ce de l'impertinence ? Non, mais peut-être pas très gentil, et j'en conçus quelques remords.

          Et j'ai passé le temps dans la ville souterraine, climatisée à environ vingt degrés. Le paradis !

          C'est là que j'ai trouvé une illustration de l'impertinence, et je jure que ce n'est pas moi sur la photo, bien que, disent les mauvaises langues, cela aurait pu. N'étais-je pas championne des heures de colle ?

Impertinence

          Mais il ne faut pas croire tout ce que l'on raconte !!!

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2021-01-01T18:29:10+01:00

An neuf

Publié par divagations-et-balades

          Un dernier petit tour autour de la Lune et....hop.....Le Père Noël est reparti pour son pays de glace. Il aura bien besoin d'un an de bon sommeil réparateur pour récupérer de sa tournée.

An neuf

          Et ce matin s'est présentée l'année nouvelle. Que sera t-elle ? Hum !!! Et si je me transformais en Pythie ?

          Holà ! On est bien ambitieuse en ce premier jour !

          Mais c'est parce que je suis toute neuve moi aussi, comme chaque année, alors...je ne veux pas dire que j'ose tout, attention !!! Des esprits malintentionnés ajouteraient un complément peu flatteur même s'il est parfois fort pertinent........Je m'égare...........déjà !

          Or donc, ce matin, en ouvrant les volets, j'ai décidé que la couleur du ciel me donnerait celle de l'année nouvelle.

          D'abord, côté Est; sera t-il au rendez-vous ? Ouf ! Le voilà ! Il ne flamboie pas trop mais a toujours de belles couleurs pour enjoliver nos jours

An neuf

          Cependant, un détail me chagrine un peu..........tout ce gris qui semble peser pour empêcher l'éclaboussement orangé du ciel; on n'en voit que des fragments.

          Qu'en pense la Pythie ?

          Je vois.....je vois......une année mitigée qui ne sera pas ce qu'elle devrait être. Des maléfices circuleront dans le ciel et obscurciront la Terre.

          Ah ! Zut ! J'aurais mieux fait de m'adresser à Madame Irma !

          Vite, allons ouvrir les volets côté Ouest; c'est de là qu'arrivent les nuages de pluie.

          Mais quelle jolie surprise !!! Un ciel bleu clair dans lequel une Lune toute ronde me fait un sympathique clin d'oeil.

An neuf

          Et voilà la pythonisse du jour rassurée. La Lune est là aussi, fidèle, et avec la promesse que le romantisme et la poésie ne sont pas morts, et qu'ils sauront nous réconforter si trop de grisaille envahit le champ céleste et embrume nos âmes.

                YOUPI ! VIVE LA NOUVELLE ANNEE !

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